La valeur de la promesse et de l’engagement au Canada

La valeur de la promesse et de l’engagement au Canada

Cette semaine, j’ai décidé de vous relater un principe d’affaire très important auquel j’ai été introduit, au début des années 2000, lors de mon séjour en Corée du Sud. Ceci afin d’éclaircir un principe des affaires dominant au Canada. Bien sûr, lorsque je parle d’affaires, je parle aussi du marché du travail et, en particulier, tout ce qui implique une entente de paiement ou une date limite pour un travail, un service rendu ou simplement… une promesse.

En Corée, j’ai été familiarisé avec le principe du «Kibun». C’est comme une règle non-écrite de société que l’on retrouve dans plusieurs pays asiatiques ou même africains. Les Sud-Coréens s’efforcent d’être et de rester en harmonie dans leurs relations professionnelles et personnelles. Pour éviter la perte de la face, ils éviteront la confrontation ou diront aux autres ce qu’ils veulent entendre plutôt que de s’attaquer aux problèmes de front. Par exemple, plutôt que de dire «non», ils pourraient dire «je vais essayer». C’est une façon pour eux de s’assurer de ne pas froisser la personne qui leur a fait une  demande. De cette façon, ils maintiennent l’harmonie dans la relation en hypothéquant le futur. Certains Occidentaux peuvent trouver cette approche déroutante… Vous voyez, les Sud-Coréens sont très protecteurs de leur «kibun» ou de leur dignité personnelle. Si vous les menacez, vous risquez d’être exclu de la prise de décision future. Cette notion de dignité est très présente dans plusieurs autres pays que la Corée du Sud et doit être considérée en affaires dans ces coins du monde.

Toutefois, au Canada, on ne fait de promesse que lorsqu’on peut les tenir. La phrase, «je vais essayer» signifie : «ce sera difficile, mais je vais vraiment faire de mon mieux», alors qu’en Corée du Sud, ça veut plutôt dire… non ou peut-être. Il faut donc garder en tête qu’une promesse donnée vaut de l’or dans votre nouveau pays, le Canada. Advenant qu’elle soit brisée sans excuses ou solution rapide, on ne fera simplement plus jamais des affaires avec vous, pire on discutera de vos mauvaises manières avec qui veut l’entendre. Regarder donc bien vos partenaires d’affaires dans les yeux et ne promettez rien sans être certain que vous pouvez livrer ce qu’on attend de vous et dans les délais.

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