L’arène sociopolitique du hockey au Canada

L’arène sociopolitique du hockey au Canada

Le hockey sur glace ou comme on l’appelle communément, «le hockey», représente le sport national numéro un au Canada. Ce sport est un sujet de conversation quotidien d’un foyer et d’une communauté à l’autre. Si vous voulez vous intégrer rapidement au Canada, soyez un bon politicien et considérez porter attention au hockey, à la LNH (la ligne nationale de hockey), voir tenter de développer un intérêt pour ce sport.

Ici, le hockey fait rêver, il fait crier, il fait délirer, il fait pleurer. C’est un point de rassemblement culturel de haute gamme. Il nourrit l’égo des Canadiens. À un point tel d’ailleurs que plusieurs en perdent le contrôle de leurs émotions, leur bon sens, leur sensibilité envers les autres et leurs bonnes manières.

Le succès des équipes locales au Canada, comme de celles, d’est en ouest, des Canadiens de Montréal, des Maple Leafs de Toronto, des Sénateurs d’Ottawa, des Jets de Winnipeg, des Oilers d’Edmonton, des Flames de Calgary ou des Canucks de Vancouver représentent pour plusieurs Canadiens, un des sceptres royaux qu’ils brandissent agressivement pour afficher leur fierté. La frénésie règne particulièrement lorsque leur petit joue dans l’élite du hockey mineur. On embarque alors dans une scène sociopolitique ahurissante. Plusieurs parents ne voient, ne se soucient et ne s’intéressent qu’au bien-être et à la performance de leur progéniture. La performance de leur enfant devient un canal important pour leur émancipation et reconnaissance sociale. D’ailleurs, les arbitres et les entraineurs, souvent bénévoles ou peu payés, deviennent des cibles ambulantes pour ces parents névrosés. Même au-delà de la réussite de l’équipe, le bonheur ou le malheur de plusieurs dépend plus de la réussite sans scrupules de leur enfant chéri que de la fiche victorieuse de l’équipe. Ils sont nombreux à entrer dans une course écervelée de dépenses exorbitantes, de prostitution intellectuelle, de commérage et de jonglage d’horaire épuisant pour que leur enfant se maintienne au sommet de l’élite. Plusieurs autres le sentent, incluant vous-mêmes, maintenant, je l’espère, et en profitent malignement pour faire des affaires ou … des alliés. Morale de l’histoire : intéressez-vous au hockey, inscrivez votre petit si vous pouvez, soyez à l’heure, restez positif et louangez les petits de tous beaucoup plus que le vôtre. Engagez-vous qu’ils disaient! Peut-être arriverez-vous à leur faire voir autre chose que votre culture envahissante, vos origines dérangeantes ou la couleur de votre peau ;).

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